Somnoler au volant : Qu’en dit le code de la route ?

Le code de la route et la somnolence au volant : le bilan

Somnoler au volant: un risque plus courant qu’on ne le pense

Selon des sondages récents, un français sur deux au moins aurait déjà somnolé au volant. Les chiffres rapportés par la Sécurité Routière sont éloquents : 1/4 des accidents mortels sur les autoroutes seraient dus à la fatigue. Quelles sont les causes de la somnolence au volant et existe t-il des moyens de la contrôler avant qu’il ne soit trop tard ? Des réponses sont apportées bien avant de pouvoir passer son permis de conduire.

Comment définir la somnolence au volant ?

La fatigue au volant provoque la somnolence. Les yeux clignent par à-coups puis commencent à se fermer. Les risques encourus par un conducteur fatigué sont l’accident avec blessures graves ou même la mort. Le conducteur ne regarde plus la route et son envie de dormir s’avère la plus forte. Le danger est présent dès que l’attention baisse. Si selon l’Observatoire national de la sécurité routière, le phénomène touche le plus souvent les automobilistes de plus de 55 ans, les conducteurs de tous âges sont concernés après une mauvaise nuit, une période de maladie, un événement perturbant, etc. mais aussi après un repas arrosé, à l’heure de la digestion, entre 14 h et 17 h et en fin de nuit entre 4 h et 8 h. La somnolence au volant est également plus fréquente lorsqu’on roule sur de grandes lignes droites et bien entendu sur l’autoroute.

Les causes sont nombreuses et variées :

  • le manque de sommeil
  • le manque de repos
  • les maladies du sommeil
  • la prise de médicaments
  • les maladies dues au vieillissement, etc.

Comment réduire la somnolence au volant ?

Il existe différents moyens de réduire la somnolence, les plus innovantes étant les nouvelles technologies embarquées. Des signaux et alarmes alertent dès que l’attention du conducteur semble se relâcher. En fait, des capteurs s’activent dès que la trajectoire du véhicule paraît peu fiable. Autre innovation : les lunettes connectées détectent les battements de cils et envoient un signal au conducteur s’ils sont trop rapprochés.

Pour ceux qui ne font pas confiance à la technologie, le code de la route donne des solutions simples pour se sentir plus à son aise et apte à prendre le volant. Si des courbatures ou des sensations de tiraillement apparaissent, si les jambes deviennent lourdes, ce peut être le moment de s’arrêter pour faire une sieste de 10 ou 15 mn en fonction des personnes. Cette légère coupure ne retarde que très peu l’automobiliste et peut lui permettre de continuer sa route dans les meilleures conditions. Dans le cas de très longs trajets ou après des arrêts prolongés dans les bouchons, au moment des départs en vacances par exemple, se garer à une aire d’autoroute pour manger une glace ou un en-cas peut “donner un coup de fouet” et tenir éveillé plus longtemps. Pour passer son code de la route et le réussir, mieux vaut se renseigner sur les différents aspects de la somnolence au volant.

Ce que préconise le code de la route

Le code de la route reste très strict sur ce sujet. Une pause devrait avoir lieu toutes les deux heures pour se dégourdir les jambes et reposer ses yeux. Rester concentrer plusieurs heures n’est possible qu’en étant parfaitement alerte, frais et dispos.

Le manuel de sécurité routière fait la différence entre fatigue et somnolence. Il met en garde sur une vitesse excessive qui induit un stress supplémentaire et oblige à avoir un temps de réaction plus court. Des rappels sont également faits sur ce qui peut être déconseillé avant le départ pour un long trajet comme faire un repas copieux.

Le code revient en détails sur les substances proscrites avant de prendre le volant. Alcool, stupéfiant mais aussi médicaments à base de mélatonine sont à proscrire. Il s’attarde enfin sur les signes à repérer pour ne pas s’endormir.

Difficile de passer son code de la route sans entendre parler de somnolence au volant ! Savez-vous par quel chiffre est multiplié le risque d’accident en cas de somnolence ?